La logistique est un des moteurs de l’économie lorsqu’elle est efficace et stratégique que ce soit pour les entreprises, pour l’Etat et pour les consommateurs. C’est une fonction transversale qui influence sur la performance de l’entreprise donc l’économie d’un pays.
Le temps est une arme stratégique utilisé par les entreprises pour garder une compétitivité efficace et la logistique peut être redoutable si on sait l’utiliser. Sur le plan de la production, la logistique détermine les relations entre les différents ateliers et conditionne le rythme et les délais de l’entreprise.
D’un point de vue commercial, la logistique va avoir un impact sur les délais de livraison client en limitant les ruptures de stock.
Au niveau économique, par l’optimisation des flux et des stocks en diminuant les charges de l’entreprise et en restant compétitif vis à vis de la concurrence avec une efficacité rentable.
Les entreprises peuvent réduire leur cout en changeant la logistique d’entreprise en utilisant des sous-traitant et en centralisant leur commande.
De plus, la logistique est devenue plus flexible et beaucoup d’entreprises travaillent en flux tendus afin d’éviter le stockage inutile, la production inutile et ce grâce à différents systèmes informatisés donc en optimisant un maximum la rentabilité.
En dehors de l’entreprise, la logistique est un domaine créateur d’emploi et participe au dynamisme économique du territoire, de l’environnement et du transport.
Le problème de société est le réchauffement climatique qui amène les différentes organisations à se concerter notamment sur la diminution du CO2 dans l’atmosphère à travers différentes conventions.
Les entreprises, les consommateurs et prestataires sont obligés de s’adapter à ses différents aspects environnementaux, pour cela la Supply Chain doit être revisitée de façon éco-responsable afin de diminuer la consommation énergétique et optimiser les transports, les stockages, les distances parcourues.
Une logistique éco-responsable est la logistique de demain.
Cela commence par :
La production :
- fabriquer avec des matières premières recyclées
- le transport : penser à une massification des flux différente pour optimiser le stockage
- la valorisation et la distribution
L’emballage : peut-être optimiser en compactant davantage pour rentabiliser l’espace du véhicule au mieux en utilisant des matières recyclables à la taille du contenant.
Le stockage : concevoir des infrastructures aux normes environnementales avec utilisation d’énergies renouvelables.
Les transports : optimisation des tournées pour réduire les émissions polluantes avec le transport multimodal, utilisation de véhicules hybrides et de véhicules aux normes EURO.
La logistique inverse : diminution de trajet à vide et circuits vers le tri et gestion des déchets.
Organisation : stratégies basées sur la mutualisation afin d’optimiser les stocks, les tournées et massifier les flux.
Toutes ces étapes représentent l’importance de la logistique pour l’écologie et la diminution de CO2, donc du réchauffement de la planète tout en mettant en avant l’enjeu économique de cette démarche.
Nous sommes en 2023, à l’aube d’une nouvelle ère basée sur un environnement à protéger, du temps à dégager et une économie rentable à conserver.
Il faut pour cela s’adapter à ce monde qui évolue, à ces entreprises qui se créent en sachant adopter la bonne stratégie et en s’adaptant à l’époque dans laquelle on vit.
Nous rencontrons actuellement une étendue des villes, des entreprises dans les villes qui ont besoin de s’organiser, de penser selon les critères d’avenir que sont l’écologie, l’économie et la logistique.
Cette pratique étant la logistique urbaine prétendant à réfléchir sur une logistique verte en ville et marchant économiquement que ce soit pour l’Etat, les entreprises et les consommateurs.

Pour cela, les entreprises doivent savoir répondre à la demande des consommateurs en protégeant l’environnement d’autant que les consommateurs prétendent à des prestations via le e-commerce dont la distribution doit se faire physiquement.
Les prestataires doivent alors penser à des moyens auxiliaires différents pour acheminer les marchandises tels des véhicules électriques ou à biocarburant de façon à éviter le dégagement de CO2 et les nuisances sonores ou encore des livraisons à vélo permettant de gagner du temps donc de l’argent sans détériorer notre belle planète.
De ce fait, la logistique urbaine est également créatrice d’emploi et participe pleinement à l’économie d’un pays, d’une ville, d’une entreprise, d’un foyer.
Là où il est important d’être vigilant, c’est dans la continuité de la démarche ; du fournisseur au distributeur en passant par les transports.
La stratégie et la circulation de l’information doivent se faire de façon continue à travers la communication, le marketing et l’utilisation des outils informatiques de façon à renseigner, éduquer les entreprises, les consommateurs au développement durable.
Les aspects qui pourraient poser problèmes sont les enjeux financiers investis à la base par exemple dans la construction d’infrastructures écologiques et l’utilisation d’énergies renouvelables. Les entreprises peuvent être réticentes mais rentabiliseront vite leur investissement.
D’autre part, les transports peuvent être problématiques lors de l’achat de véhicules plus écologiques car plus chers à l’achat mais économiques sur du long terme.
Encore faut-il que les mœurs acceptent cette logistique différente qui reste pour les mentalités du changement et il n’est pas forcément bien apprécié de changer ses habitudes. Or, d’un point de vue environnemental, le réchauffement de la planète amène les sociétés, l’économie à évoluer vers le développement durable, des lois vont être appliquées sur du long terme et les entreprises innovantes verront d’un bon oeil les subventions de l’Etat et s’apercevront rapidement de la rentabilité économique de cette vision éco-logistique.